LA MORT

Tel un voleur dans la nuit
Elle peut arrivée
N’importe quand
N’importe où

Elle est tellement sournoise
Soudaine
Qu’elle a l’effet
D’un coup de poignard

En l’espace d’un instant
Elle fait basculer nos rêves
Détruit nos projets
Massacre notre vie

On se sent au milieu d’un cauchemar
Tentant de s’y réfugier
Pour fuir cette réalité
Trop lourde à porter

Puis vient la colère
On crie à l’injustice
Cherchant un coupable
Sur qui cracher toute cette haine

Plus tard la tristesse
Prend le dessus
C’est l’heure des pleurs
Dans la solitude de la nuit

Et cela dure, dure
Puis un jour
On s’aperçoit
Un an est déjà passé

La vie a repris son cours
Nous donnant guère le choix
De suivre le courant
Tel une feuille au vent

Voilà mon cheminement
Depuis ce jour où

LA MORT
A osée venir
Frapper à ma porte

N.B 1998

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